Cercle de lecture ergologique 27 janvier 2026: une séance consacrée au Congrès de la SIE
La première séance de la saison 5 du cercle de lecture ergologique du 27 janvier 2026 à 18h15 en visio qui sera consacrée à l’examen en commun de l’appel à communication pour le congrès de la SIE (juin 2026) en vue de l’écriture d’une proposition de communication.
La question que l’on propose avec Marcelle Duc et Jacques Rollin pour cette séance (on vous invite d’ores et déjà à y réfléchir) : En quoi l’appel à communication nous invite à réfléchir à l’activité collective menée depuis 4 ans dans le cercle de lecture ? Ci-dessous, il suivre la proposition d’un premier cadrage de la communication (à enrichir).
Une ou deux séances seront également consacrées à cet appel à communication, puis nous passerons comme prévu à la lecture commune du livre de C. Castejon (voir calendrier général ici).
Lire la proposition du projet d'écriture collective
Le dialogue dans le cercle de lectures ergologiques
Projet d’écriture collective d’une contribution (ou de plusieurs) au 7 ème congrès de la SIE- Juin-Paris
Animé par Marcelle Duc et Jacques Rollin
Depuis plusieurs années nous nous réunissons par visioconférence pour une activité assez singulière : lire ensemble des textes issus du patrimoine ergologique. Au fil des cycles se dégage une aspiration à poursuivre cette expérience.
Par ailleurs, la SIE a choisi pour thème de son prochain congrès de juin 2026 : « Les « dialogues » dans le travail et la vie des sociétés : la démocratie à refonder ? »
L’appel à communication croise ce que nous avons discuté au fil de nos séances.
Qu’un ‘« changement de posture » [soit] « nécessaire pour rendre possibles de véritables dialogues ancrés dans le travail réel », qu’il apparaisse nécessaire de retravailler le « sens même de la démocratie » puisque « sans un sentiment permanent d’inconfort, voire d’insécurité dans la pratique du dialogue, sans la sensibilité aux débats de normes de celles et ceux qui y participent et fabriquent au quotidien la vie sociale, une vie démocratique est-elle seulement possible ? », ce sont des idées de ce genre qui sont apparues très souvent au cours de nos échanges. Nous ne pouvons pas douter que nous avons très certainement accumulés de la matière méritant d’être présentées aux congressistes du 7ème congrès.
Toutefois, il nous semble utile de prioriser notre réflexion sur la dimension « dialogue » cela en partant de celui ( ou de ceux car il y certainement une pluralité de dialogues à envisager[1] ) que nous avons pratiqués depuis janvier 2022 .
Sommes-nous d’accord sur le fait qu’il y a eu dialogue ? Si oui, pouvons-nous être plus précis sur quoi y a-t-il eu dialogue ? En quoi a-t-il consisté ? Comment l’avons-nous vécu sur le plan individuel ? Au niveau collectif ?
Quelles sont les « normes » qui se sont imposées et qui ont permis l’émergence de dialogues dans un groupe où n’existait pas « d’autorité », (ni institutionnelle, ni scientifique) ni encore moins de liens de subordination (bien présents dans le champ du travail) ?
S’interroger sur « nos réussites » et « nos manques » dans notre groupe pour parvenir à un dialogue de qualité peut certainement éclairer autrement le champ du travail où « les difficultés dialogiques sont particulièrement fortes et dans lequel le terme de « dialogue » est souvent inauthentique, voire mystificateur. ».
S’il est incontestable que le champ du travail est traversé de rapport de forces, le regarder avec le patrimoine ergologique, c’est certainement se mettre en capacité :
- de penser que des « alternatives » existent potentiellement quelle que soit l’organisation du travail.
- De s’essayer à introduire des dispositifs (de production de savoirs) nouveaux où ces alternatives puissent apparaitre et nourrir des dialogues sur les contradictions (en faisant la distinction entre « contradictions antagoniques » et « contradictions non-antagonique[2] »).
S’interroger sur le dialogue comme activité dans un cercle de lectures ergologiques ( où sont présent en permanence « le prendre soin de l’existence de l’usage de soi » et « l’horizon d’un monde commun à construire) peut se nourrir d’interrogations sur le dialogue dans d’autres cercles de lectures qui n’affichent pas le qualificatif « ergologique ». Où sont les similitudes ? Où sont les différences ?
Cette contribution (sans écarter que plusieurs contributions puissent exister) que nous pourrions construire au travers des deux premières séances du cercle pourrait contribuer à formaliser un support utile pour d’autres groupes de Cercles de Lectures Ergologiques en France mais aussi dans d’autres pays présents dans ce congrès.
[1] Dialogue entre participants, dialogue avec un texte, dialogue de soi avec soi, dialogue souhaité avec d’autres groupe de réflexion…
[2] Voir Yves Schwartz TEP p 237-238.